mercredi 30 avril 2008

Raid Offroad Nîmes: 62km de vtt dans la garrigue


Samedi, après avoir retiré ma plaque au site de départ, je pause la voiture, au camping La Sousta au bord de la Rivière du Gard à 200m du pont du Gard, pour aller ensuite faire tourner les jambes 1h sur le parcours du raid qui passe juste à coté. Je profite du bon balisage de l'organisation Offroad (les rubalises VTT Mag) pour repérer le parcours constitué en grande majorité de single-tracks dans la garrigue. Parfois le guidon passe tout juste, on se fait griffer par la végétation du sud (j'en ai encore de grosses traces). Surtout qu'à l'allure où on passe dans la garrigue, on a pas trop le temps de faire gaffe aux branches car il faut se concentrer en permanence sur le chemin qui zigzagent ou sur le terrain très technique. Le soleil cogne fort au milieu de la garrigue, et le parcours est vraiment sympathique.

Le lendemain, départ du raid 62km à 8h30 avec en première ligne Miguel Martinez, Jean-Paul Stephan, et le team Offroad. Mais avant, j'ai rejoins Claude, du team LyonVTT pour l'échauffement. Seulement au bout de 10min, un clou vient se planter dans le pneu arrière de Claude. Il l'enlève et pouf, énorme fuite. Pas de chance!
Il roule quelques mètres pour que le liquide préventif rebouche le trou mais ca ne suffit pas, il faut trouver un autre pneu ou mettre une chambre. Je fonce vers le stand Vit'effort pour récupérer une chambre mais après pas moyen de retrouver claude.
Tous les coureurs se placent au départ alors que je cherche Claude. 8h29 je décide quand même de rejoindre le départ, du coup je suis dans les 200.

Au coup de feu je me mets dans la course et double le plus de monde possible avant d'être bloqué à l'entrée du premier single, ça bouchonne. Les 10 premiers kilomètres se passent de cette manière. Je double, et me fait stopper dans les bouchons. Le parcours est très roulant et dès que le chemin s'élargit je double. Sur la première grosse descente cassante beaucoup de coureurs crèvent. Un du team Valence Gap répare et me rattrape, j'en profite alors pour me mettre dans sa roue et récupérer tout comme lui le retard. Il roule fort, mais j'arrive à le suivre un moment me permettant de gagner encore des places.

On arrive à mi-course sous le pont du Gard, après une longue descente en sous-bois assez technique. La suite du parcours encore en single ne permet pas trop de dépasser mais je
profite du tracé très ludique. Je rejoins à ce moment là, claude, partit dans les 80. Je l'encourage et il me dit: "J'arrive pas à les suivre aujourd'hui". On roule ensemble jusqu'à ce que je le double. La fin du raid se fait ressentir mais il reste encore beaucoup de bornes et de grosses montées épuisantes et cassantes. Des remarques du public en mémoire: "C'est beau l'effort !". "Il est bien lui!". Nous rejoignons la rando 35km qui partage la même fin de parcours. Les randonneurs sont sympa, ils nous laissent passer, et nous, on fonce. La fin est très dure, mais je fournis un dernier effort et passe la ligne d'arrivée avec le plaisir d'avoir finit ce raid pas trop mal.


Résultat 15e senior en 3:18:43

dimanche 6 avril 2008

Raid Offroad Cassis 55km de vtt


Arrivés samedi midi sous un soleil de plomb, nous nous sommes posés sur la plage de cassis pour casse-crouter devant cette magnifique mer méditerrannée. Direction ensuite le village départ du raid offroad PACA. 


On retire les plaques, on dit boujour au champion olympique et champion du monde, on jete un coup d’œil aux team pro et leurs nouvelles montures. On part ensuite faire tourner nos jambes pour un peu plus d’une heure mais gros problème technique : je casse mon ressort qui tient les plaquettes de frein à disque. Sans pièce de rechange, obligé de redescendre sur le village pour trouver un team qui a des Formula Oro. Je vois que BH SR-Suntour utilise des Formula. J’explique alors mon problème aux pilotes installés sous la tente dans leur transat. Voyant ma détresse ils recherchent avec le mécano la fameuse pièce dans toutes les boîtes du camion, et en trouve une. Sauvé ! Sans cette pièce je n’aurais pas pu courir le lendemain. Un grand merci donc au team BH SR-Suntour qui m’a gentiement dépanné.
L’entrainement peut donc reprendre avec ce soucis en moins.


Le lendemain, échauffement pendant ½ heure en croisant julien absalon, cedric ravanel ou d’autres grands champions. Miguel Martinez par contre s’échauffe sur son stand sur son home trainer où des fans le regardent à la fois émerveillés et curieux de voir la machine qui fait tant de bruit.
10h50 on rejoint le départ dans la 1ère vague mais juste derrière tous les prioritaires (classements UCI ou FCC obligent).
11h coup de feu du départ de la course Elite homme. Devant ça part fort mais à mon niveau ce n’est pas si rapide, j’en profite alors pour passer pas mal de coureurs dans la 1ère bosse qui grimpe à 13% de moyenne.
Je n’ose pas trop forcer vu qu’il y a 55kms. Claude me rejoint juste avant le première longue ascension roulante sur piste large et on roule une bonne quinzaine de kilomètres ensemble avec un rythme soutenu sans trop forcer. On passe les 500 mètres de pierrier à faire en portage et Claude accélère un peu plus loin. J’essaye de rejoindre d’autres coureurs pour me mettre dans leurs roues. On passe par une longue descente technique tout en regardant du coin de l’œil le paysage. Le terrain est piégeux et on se fait rayer par la végétation aride, mais le paysage est exceptionnel !
Les chemins du sud et le rythme soutenu procurent un plaisir qui ne s’est pas trop éternisé. Passé la mi-course les organismes commencent à se fatiguer, malgré les pâtes de fruit ou gel énergétiques. Il faut dire que les deux kilomètres de descente en singletrack ont bien puisés dans les réserves. Les 10 derniers km sont les plus durs, j’ai une grosse baisse de régime et les crampes arrivent. L’arrivée se fait ressentir une fois passé le tunnel large d’1 mètre et long de 30 mètres où il fait noir complet, on ne voit la sortie qu’à travers un petit point lumineux au fond. On ne voit donc rien au sol qui est pavé, il faut juste faire confiance au coureur qui est 1 mètre devant toi et regarder la lumière pour garder une trajectoire parfaitement droite. La fin de course est très difficile pour les jambes, je tourne au ralenti et me fait donc pas mal doublé. C’est qu’une fois qu’on entend les hauts-parleurs de l’arrivée, c’est-à-dire à 1 km, que la motivation revient me poussant à faire la dernière bosse tout en force en danseuse avant de franchir la ligne d’arrivé après une courte mais très rapide descente.

Résultat : 40e dans la catégorie senior et 136e au scratch sur les 567 vététistes. 3h29 et 15,72km/h de moyenne.